Démarche nutrition et environnement reconnue par les ministères de l'agriculture et de la santé.

Environnement

Les cultures d’intérêt environnemental

La démarche Bleu-Blanc-Cœur met en avant des cultures d’intérêt environnemental.

En effet, le lin, la luzerne, la féverole… sont des cultures intéressantes pour développer plus de biodiversité. Grâce à ces cultures, ce sont des engrais azotés, des herbicides et des insecticides qui ne rentrent plus dans nos chaînes alimentaires.


Le lin par exemple laisse une bonne structure au sol, excellent tête d’assolement. Sa culture peut casser des rotations courtes génératrices de résistances aux traitements et aux maladies.

C’est rare de trouver une plante telle que le lin qui procure autant de bienfaits pour le sol, l’animal et l’homme. On dit souvent que la santé de l’Homme passe par une alimentation diversifiée, et bien pour les sols, cela passe par une diversité des cultures. J’envisage d’ailleurs de cultiver prochainement de la féverole…
Philippe Chuberre, éleveur et cultivateur Bleu-Blanc-Cœur (35)

Dans certaines régions, la luzerne est la seule plante qui fleurit tout l’été. Elle est devenue un véritable refuge pour les insectes et permet ainsi de maintenir l’activité des ruches.

La culture de la luzerne est assez simple. D'un point de vue environnemental, c'est la culture que je préfère avec l'herbe. La luzerne, très économe, est de fait quasiment un produit biologique. La meilleure utilisation du lin se fait, selon moi, en association avec la luzerne. 
Didier Rozé, producteur de luzerne

Lutte contre le réchauffement climatique

Des études menées en collaboration avec l’institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont montré qu’en nourrissant les vaches avec des sources végétales naturellement riches en oméga 3 (herbe, luzerne, graine de lin…), on mesurait une diminution des émissions de méthane (gaz à effet de serre qui a un impact sur le réchauffement climatique). Ainsi, avec cette alimentation traditionnelle, les vaches rejettent moins de méthane (diminution de 15%) et privilégient la production de lait et de viande de bonne qualité pour l’homme.

La démarche Bleu-Blanc-Cœur a été reconnue par le Ministère de l’Ecologie en 2011 et par les Nations Unies en 2012 comme alternative agricole durable permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

► En savoir plus !

 

Actions contre la déforestation

Aujourd’hui la France importe abondamment du soja d’Amérique du sud pour l’alimentation des animaux. Réputé pour contribuer à la déforestation amazonienne, c’est une plante qui est également particulièrement riche en Oméga 6. Bleu-Blanc-Cœur a pour objectif de privilégier un équilibre entre Oméga 6 et Oméga 3 (conformément aux recommandations de l’ANSES qui en 2010 a publié sa recommandation d’un équilibre Oméga 6/ Oméga 3 de 4) en limitant les végétaux qui sont très largement pourvus en Oméga 6 (maïs, soja, tournesol) et en privilégiant les végétaux naturellement riches en Oméga 3 (herbe, lin, luzerne, colza, féverole….)…

Et pour un équilibre en protéine, la réintroduction des plantes d’autrefois, lupin, pois et féverole, remplacent les apports du soja. Un acte durable, qui contribue également à une plus grande autonomie de nos fermes.

Le cahier des charges Bleu-Blanc-Coeur prévoit aussi une interdiction de  l'utilisation d'’huile de palme. 



► En 2013, grâce à l’alimentation Bleu-Blanc-Coeur pour les animaux, ce sont 10 300 hectares de soja en moins, soit des hectares en forêt amazonienne non défrichés.

 

Les chiffres des cultures Bleu-Blanc-Cœur en 2016

  • 26 000 ha de lin oléagineux cultivés
  • 15 000 ha de colza cultivés
  • 1 000 ha de lupin
  • Des milliers d'ha d'herbe et de luzerne déshydratée cultivés