Démarche nutrition et environnement reconnue par les ministères de l'agriculture et de la santé.

Bleu-Blanc-Cœur garde le cap et se fixe de nouvelles règles !

Réunie le 28 novembre dernier, la gouvernance de l’Association Bleu-Blanc-Cœur a défini les orientations stratégiques du label Bleu-Blanc-Cœur (BBC) en écrivant sa feuille de route pour les 3 années à venir.

Fort de son succès grandissant (43% de notoriété, +18 points en moins de 2 ans), l’association a repensé ses engagements, ses outils pour conforter son positionnement de pionnier et désormais leader incontesté de l’agriculture à vocation santé (santé de la terre, des animaux et des hommes).

24 élus du conseil d’administration de l’Association (consommateurs, agriculteurs, éleveurs, transformateurs, restaurateurs, distributeurs, scientifiques, et professionnels de santé) ont planché toute la journée sur l’avenir de la démarche.

Privilégiant le processus de concertation et de co-construction, des consommateurs ont participé activement aux débats (pour certains adhérents de la coopérative de consommateurs « C’est qui le patron ? » – administrateur BBC au collège « consommateurs »).

A l’occasion de cette séance de réflexion, ont été exposés les jeux de contraintes permettant de poursuivre l’édification – en plan de progrès – des fondamentaux de la filière Bleu-Blanc-Cœur.

Les objectifs fondateurs de nos cahiers des charges ont été réaffirmés :

  • D‘abord lutter contre l’extension des « maladies de civilisation » (diabète, obésité, cancers, dépressions...) dénommées aussi « maladies inflammatoires à bas grade » en améliorant les modes de production agricole pour plus de densité nutritionnelle dans l’assiette.

  • Ensuite, associer dans nos cahiers de charge des critères mesurables d’amélioration de la santé humaine et des critères liés à la santé animale, à la santé des sols et à l’environnement.

Le tout dans un cadre de validation scientifique et d’accessibilité au plus grand nombre.

Puis ont été annoncés les engagements nouveaux suivants :

  • 2019 : La création de « cahiers des ressources Bleu-Blanc-Cœur » qui viendront structurer le socle de valeurs (« déclaration commune ») de l’association, mais aussi ses « cahiers des charges et des engagements » et tous les livrables imaginés et co-construits en lien avec les communautés d’acteurs engagés dans l’association (consommateurs, professionnels de santé, éleveurs, chefs cuisiniers…)

  • 2019 : L’association se dote de moyens pour assurer le suivi de la création de valeur tout au long de sa filière. Elle met en place un système de traçabilité pour assurer la redistribution des valeurs ajoutées créées aux agriculteurs qui s’engagent.

  • 2019 : La création d’un « comité de gestion de la production nationale ». Depuis sa création en 2000, Bleu-Blanc-Cœur impose dans ses cahiers des charges une obligation de production française. Si une matière première venait à manquer sur le territoire national (en raison d’un aléa climatique, d’une absence d’acteurs ou de capacité à produire en quantité suffisante), il n'est possible de déroger à la règle qu’en s’approvisionnant dans un pays limitrophe. Le conseil d’administration va donc nommer un comité de gestion de la production nationale qui assurera la gestion des demandes de dérogation, leurs examens, leur suivi et la diffusion de l’information.

  • 2019 et années suivantes : l’Association bascule filière par filière vers une interdiction de l’emploi de protéines importées dans les rations des animaux d’élevages. Elle va bannir l’utilisation des tourteaux de soja (même « sans OGM ») et autres tourteaux (ex. tournesol) importés pour privilégier la santé du sol, préalable à la santé des plantes, des animaux et des hommes. L’association travaille actuellement avec ses filières, producteurs et éleveurs à remettre en culture des légumineuses et graines oléo-protéagineuses (lin, féverole, lupin, pois…) qui participent à une meilleure santé du sol (rotations des cultures, intrants diminués, vie dans le sol tonifiée…), à une meilleure santé des animaux (apport d’oméga 3, d’antioxydants…) permettant in fine une réduction des traitements phytosanitaires et antibiotiques, en plus des bénéfices « climat ».

Ce sont les filières bovins lait et bovins viandes qui seront les premières à bannir les tourteaux d’imports, puis viendra le tour de la filière porc et ensuite les filières volailles (chair et pondeuses).

  • Dès 2019 : Bleu-Blanc-Cœur met à disposition du grand public sur son site web les résultats qualité issus de ses plans de contrôles analytiques et de ses compteurs « Eco-Nutrition ».

En effet, la démarche Bleu-Blanc-Cœur repose sur une double obligation de moyens et de résultats. Ces résultats sont analytiquement suivis et contrôlés par un organisme tiers (ce sont plus de 5.000 analyses réalisées annuellement).

D’autre part, Bleu-Blanc-Cœur va créer un nouveau guide de référencement des exploitations chez Bleu-Blanc-Cœur sur la base de données objectives et contrôlables de qualité, de durabilité et de prise en compte du bien-être de l’animal. Ce travail sera réalisé avec les acteurs des filières et en lien avec les organisations welfaristes souhaitant accompagner la démarche.

  • 2020 : Bleu-Blanc-Cœur est la seule démarche à associer depuis sa création « Santé des hommes » et « bien-être animal ». A partir de janvier 2020, les œufs Bleu-Blanc-Cœur commercialisés dans le réseau de la grande distribution seront 100% issus de mode de production alternatif. L’association Bleu-Blanc-Cœur s’est ainsi assurée que les producteurs d’œufs Bleu-Blanc-Cœur, actuellement en mode de production dit « en cage », (seulement 1 œuf BBC sur 51 et toujours proposés à côté d’œufs BBC Plein Air ou Bio) seront à même de basculer dans un mode de production alternatif (plein-air ou Bio).  

De la part de l’ensemble des élus du conseil d’administration,

Fait à Paris, le 28/11/2018.


1. En 2018, la proportion d’œufs Bleu-Blanc-Cœur dits alternatifs a à nouveau progressé de +13%

 

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