Quelle relation avec l’entreprise Valorex  ?

Valorex est une entreprise de nutrition animale créée en 1992 sur un projet fondateur : Nourrir les animaux de façon saine et variée en sortant d’un système « maïs-soja » très productif, très bon marché au service de l’intensification de l’élevage.  

Valorex a donc : 

  • mis en place des cultures de lupin, féverole, lin et autres « graines oubliées » pour créer de la diversité dans les sols et dans les auges. 
  • développé des technologies de cuisson de ces graines pour les rendre digestes par l’animal (en enlevant notamment les facteurs anti-nutritionnels des graines crues…qui se défendent des oiseaux ainsi) 
  • lancé avec l’INRA de nombreuses expérimentations pour mesurer l’impact de ces nouvelles pratiques en nutrition animale sur la santé des animaux, puis sur la qualité des produits de l’élevage.

Si les premières études ont démontré l’impact de ces pratiques sur la santé et la fertilité des animaux, très vite, l’amélioration de la qualité des produits animaux a été mise en évidence. 

En 1999, Valorex a donc conduit avec INRA et le Centre Hospitalier de Lorient la première étude humaine où l’on mesure à iso-consommation de produits, à iso-repas l’impact de l’alimentation des animaux sur la santé de l’homme.

Au bout de 30 jours seulement, on modifiait en profondeur la composition de toutes les cellules du corps humain, simplement en fonction de ce que consomment les animaux. 

La preuve scientifique du concept est faite : Les modes de production agricole ont bien un impact sur la santé de l’homme. La nutrition et la santé ne dépendent pas seulement de ce que fait le consommateur-mangeur (choix de ses repas), pas seulement de ce que font les industriels (moins de sel, de sucre, etc… dans les plats préparés), mais aussi et surtout des choix des producteurs au moment des semis végétaux, des choix variétaux, des itinéraires culturaux, et des choix alimentaires pour les animaux. 

Forts de leurs convictions, les fondateurs de Valorex font de cette découverte la base d’un projet collectif fondateur et participent activement à la création de l’association Bleu-Blanc-Cœur. 

L’association voit le jour en août 2000 avec ses 3 co-présidents : Jean-Pierre Pasquet : Paysan et éleveur qui fut le premier à changer son modèle de production et à sortir du « tout maïs – soja » Bernard Schmitt, médecin et scientifique qui fut le principal investigateur de l’étude clinique fondatrice) et Pierre Weill, ingénieur agronome et fondateur de Valorex… tout un programme dans cette présidence collégiale. 

L’association Bleu-Blanc-Cœur est aujourd’hui gérée par une gouvernance de 32 administrateurs représentatifs de toute la filière (agriculteurs, éleveurs, transformateurs, professionnels de santé, restaurateurs, consommateurs…). En savoir plus sur la gouvernance de Bleu-Blanc-Coeur 

Valorex a été une initiative privée au départ d’une démarche collective comme pour le Label Rouge et le Bio. 

Les deux démarches ont conservé des liens. Bien sûr, un éleveur Bleu-Blanc-Cœur n’a aucune obligation de s’approvisionner chez Valorex sinon la démarche collective n’aurait aucun sens. 

Par contre Valorex porte et finance la Recherche qui nourrit à la fois le développement de l’entreprise Valorex et le développement de l’association Bleu-Blanc-Cœur. 

Par exemple, le projet PROLEVAL (17 M° d’€ dans la cadre des investissements d’avenir) est porté par VALOREX avec l’INRA. Il permet de parfaire les méthodes de préparation (cuisson, décorticage, fermentation) des protéagineux pour les rendre encore plus digestes et se passer définitivement des importations de soja qui nourrissent la déforestation importée. 

Cela profite aux éleveurs clients et fournisseurs de VALOREX qui pourront ainsi s’affranchir de la dépendance au soja et cultiver leurs propres protéines sur leurs sols. 

Cela profite à Bleu-Blanc-Cœur qui peut raisonnablement afficher la fin de la « déforestation importée » à la fois comme un objectif environnemental, un objectif de lien au sol, un outil au service de la santé animale et un outil au service de la santé humaine. 

Valorex avec 120 salariés licencie ses savoir-faire sur 12 sites de production en Europe, est présent dans 25 pays sur 4 continents et réalise un CA de 80 M° d’€. 

Bleu-Blanc-Cœur avec 20 salariés organise une chaîne alimentaire avec 800 adhérents, 8000 paysans, 1500 médecins, 2000 produits pour un CA cumulé de la filière de 1,7 Md d’€ en 2017 et un budget de 3 M° d’€. L’impact de la filière sur la santé publique, l’environnement et les paysages est reconnu et encouragé par les experts des ministères de la santé, de l’environnement et même de l’agriculture selon les termes de l’accord signé en 2013 avec les représentants de l’état.

Il existe aussi des associations Bleu-Blanc-Cœur sur le modèle Français en Belgique, Italie, Suisse, Japon, Israël, Maroc, Canada… 

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