Santé Animale

Améliorer la santé animale par leur alimentation

L’essentiel

Soucieuse des répercussions de l’alimentation des animaux sur leur bien-être, l’association Bleu-Blanc-Cœur promeut un « Programme National Nutrition Santé » des animaux, gage d’un retour à une alimentation traditionnelle mais aussi vecteur de meilleure santé animale !

Nos constats

Aujourd’hui la grande majorité des animaux d’élevage est nourrie avec une très faible diversité d’aliments. Maïs-Blé-Soja, voilà le tryptique gagnant que l’on retrouve dans l’auge de nos animaux ! Bonjour la monoculture et les importations et exit le « bon sens paysan » de nos grands-parents et la santé de nos animaux avec !

Chez Bleu-Blanc-Cœur, nous pensons qu’il est possible de revenir à des pratiques vertueuses, adaptées à l’agriculture d’aujourd’hui. Diversifier et équilibrer l’alimentation des animaux avec plus de végétaux, de légumineuses, de graines oubliées riches d’intérêts nutritionnels, c’est leur assurer une meilleure santé tout en préservant la nôtre et celle de notre planète !

 

Nos engagements

L’association Bleu-Blanc-Cœur et ses membres s’engagent à :

  • Diversifier l’alimentation des animaux d’élevage en y intégrant des graines locales et traditionnelles issues de cultures riches d’intérêts nutritionnels (rapport oméga 6/oméga 3, antioxydants, vitamines, oligo-éléments…) telles que l’herbe, le lin, la luzerne, le lupin, le pois, la féverole, etc. ; Et favoriser leur bien-être, leur résistance aux infections et leur immunité.
  • Respecter les autres normes du bien-être animal.
  • Interdire l’emploi d’huile de palme.
  • Limiter très fortement (puis interdire) toute source de soja d’import (même « sans OGM ») dans la ration des animaux.
    • NB : Depuis sa création en 2000, l’association a banni toute utilisation de palme, et elle a fortement réduit les usages de soja d’import : 10% maxi dans les rations animales en 2000 versus une moyenne de 20% en France, entre 5 et 10% selon les filières en 2019 , avec pour objectif d’arriver à 0% pour toutes les filières dès 2022.
  • Interdire tout additif exogène issu de la chimie de synthèse.
  • Réserver l’emploi des antibiotiques en élevage aux animaux vraiment malades.

Nos obligations de moyens et de résultats

Parmi nos obligations de moyens et de résultats inscrites dans nos cahiers des ressources figure l’obligation de diversifier et équilibrer la ration des animaux (avec des fourrages, des graines variées et tracées) afin de leur apporter une alimentation qui réponde au mieux à leurs besoins (nutriments d’intérêts) et contribue ainsi à leur bonne santé. Le respect de la charte des bonnes pratiques en élevage est bien sûr aussi un élément obligatoire.

Notre plan de progrès

L’association travaille actuellement à développer un nouvel indicateur de santé animale afin de mesurer l’exposition aux antibiotiques des animaux Bleu-Blanc-Cœur et ainsi démontrer que celle-ci est réduite du fait de leur santé améliorée.

De plus, à partir de 2020, les œufs Bleu-Blanc-Cœur commercialisés dans le réseau de la grande distribution seront 100% issus de mode de production alternatif afin de favoriser le bien-être des poules.

Des acteurs engagés dans la démarche Bleu-Blanc-Cœur témoignent

Dominique Marchand

Vétérinaire en production animale

Dominique Pezot

Mes vaches laitières sortent environ 200 jours par an. Lorsqu’elles ne pâturent pas, je leur coupe de l’herbe fraîche, du trèfle notamment, chaque matin. Et tous les dix jours, mon lait est contrôlé pour en vérifier sa qualité nutritionnelle. Depuis que j’ai rejoint la filière, j’ai réduit par trois mes frais de vétérinaire. En travaillant avec la graine de lin, le redémarrage en lactation, souvent difficile, est facilité.

Dominique Pezot

Eleveur laitier (49)

Christian Le Lavandier

Eleveur de porcs (56)

D’un point de vue zootechnique, je suis très satisfait des résultats. Mes porcs sont en meilleure forme, plus dynamiques et joueurs. Le plus spectaculaire, c’est l’impact sur l’utilisation des antibiotiques : je n’en utilise quasiment plus aujourd’hui ! La meilleure alimentation de mes porcs m’a permis de baisser mes  frais vétérinaires. Mon vétérinaire est d’ailleurs très surpris du peu de médicaments que j’utilise. Bien sûr si un jour, un problème grave survient dans l’élevage, je pourrais avoir besoin d’antibiotiques mais au moins je n’ai pas recours à des traitements réguliers. 

Jean-Pierre Sarlande

Eleveur de porcs à St Médard (16), EARL des Champs de Vigne

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